Pourquoi parrainer des Grands Singes ?

Toutes les recettes du bandeau pub en bas vont à l'Intitut Jane GooddallComment comprendre, dans un miroir, ce qui nous rend vraiment humain ?

Si j’ai toujours été particulièrement touché, ému, par les grand singes, c’est qu’ils sont victimes de ce que nous appelons racisme, à une autre échelle, peut être juste une échelle de civilisation.

Comment cet autre, si proche de moi, ne serait-il qu’un “animal”, un “bien meuble pouvant se mouvoir”.

Jane Goodall a marqué un tournant dans notre rapport au vivant : en révélant l’évident, l’usage d’outils, de langages, de cultures de groupes, un choc dans la communauté scientifique qui mettra, comme toujours, une a deux générations pour entrer dans les consciences.

A sa découverte, Louis Leakey, son mentor, déclarera : “Il va nous falloir redéfinir le concept d’outils, ou le concept d’Homme.”

J’ai eu la chance de la rencontrer grâce à on Passe à l’Acte. La soutenir est une évidence.

Avec plus de 98% de gènes communs, leur regard nous rappelle que notre humanité est bien plus animal que nous l’avons cru, que nos si proches cousins n’ont pour seule véritable différence avec nous que l’absence de langage écrit, traversant le temps, bâtissant non pas des cultures, comme eux, mais bien des civilisations.

Aujourd’hui, 4 des 5 cousins sont menacés, par la destruction de leur environnement, par la rupture du lien qui les inscrivent dans un biotope.

Sommes nous objectifs sur le 5ème cousin, homo sapiens ?

Gorille et Papillon

 
  
Loin d’être sans pensée, comme l’affirmait Descartes, les animaux que nous mangeons, chassons ou livrons aux expériences scientifiques sont conscients du monde. Leur esprit est empreint de croyances et de désirs, de souvenirs et d’attentes. Ce sont, à ce titre, des êtres dotés d’une valeur morale propre, indépendamment de l’utilité qu’ils peuvent avoir pour nous. Ce n’est pas simplement par compassion pour leur souffrance, mais par égard pour leur valeur que nous devons les traiter avec respect. La théorie de Regan est la formulation philosophique la plus élaborée et la plus radicale d’une éthique des droits des animaux. Elle pose une exigence de cohérence : si nous refusons l’exploitation des hommes, il nous faut également dénoncer l’exploitation des animaux non humains. 
 
Tom Regan est professeur émérite de philosophie morale à la North Carolina State University à Raleigh (États-Unis).

 

D’autres Femmes ont voué leurs vies aux Grand Singes. On pense à Diane Fossey, mais aussi à ce film de Barbey Shroedder sur Koko, une jeune gorille recueillie par une chercheuse passionnée, contre vents et marées, le Docteur Penny Patterson : une extraordinaire leçon d’humanité.

Avec plus de mille mots en langue des signes, Koko comprenais l’anglais parlé, écrit, exprimait des émotions complexes, construisait un raisonnement dans le dialogue, proposait, créait des mots par assemblages de concepts. Ces capacités ne pouvaient avoir été acquises par imprégnation, seul l’alphabet était culturel.

 

Un jour peut-être l’homo sapiens accepteras l’idée qu’être un grand singe est une fierté, fierté d’être membre d’une grande famille qui a sut développer des capacités d’adaptation unique, des outils, des langages, des cultures qui ont tant en commun. Le propre de l’homme n’est qu’une blague. La communauté scientifique et le grand public comme nous  intègrent peu à peu les travaux récents dont parle si bien Jean-Claude Ameisen dans une des ses si belles émissions Sur les Epaules de Darwin : “Apprivoiser la nature”.

Pour Darwin, dans nos différences, tout n’est entre nous qu’une question de degré, et non de nature.

En protégeant nos si proches cousins, nous comprenons peu à peu combien, comme pour eux, il est essentiels de préserver nos environnements, aussi important pour leur équilibre que pour le nôtre.

Les Zoos d’aujourd’hui nous semblerons un jour aussi dingues que celui-ci : Zoo-Humain

De juin à Août 2014,

5% des nuitées dans l’Explorateur seront reversées

à l’Institut Jane Goodall.

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